Entre 2 journées de pluies genre mousson (merci la Nina...) on peut quand même sortir en mer, et ce lundi 28 avril, dans une chasse de thons jaunes se goinfrant de
petits calmars, nos habituels puffins du Pacifique (Puffinus pacificus), noddis bruns (Anous stolidus), sternes fulligineuses (Sterna fuscata), fous brun (Sula
leucogaster) et autres fous à pierds rouges (Sula sula) se faisaient harceler par une bandes de grandes frégates (Fregata minor) manifestement affamées. Le moindre oiseau
qui avait eu la chance d'attrapper quelque chose se faisait immédiatement prendre en chasse par une bande de 4-5 frégates en furie, jusqu'à ce que le malheureux déglutisse sa maigre pitance et
que la bagarre se poursuive entre les pirates dans une bataille aérienne acrobatique. Difficile de saisir la scène entre les mouvements du bateau et les déplacements des volatiles, mais la
bagarre terminée, une des protagonistes s'est laissée cadrer :
Grande frégate femelle immature (Fregata minor). Le plumage est quasiment celui d'un adulte mais le bec est encore bleuté, celui des adultes est plutôt
rosé.
Et plus loin, lorgnant discrétement sur les poissons que nous pêchons et manifestement intéressés par les morceaux d'âppats qu'on rejette à la mer, quelques furtifs pétrels de Tahiti
(Pseudobulweria rostrata) tentent des approches, mais restent toujours un peu trop à distance pour que la photo soit bonne... J'ai quand même tenté:
Pétrel de Tahiti (Pseudobulweria rostrata trouessarti). Sous-espèce endémique de Nouvelle-Calédonie.
Pour info: des nouvelles photos aussi dans les albums...
La météo pourrie de ces derniers jours (ça dure d'ailleurs depuis quelques mois) limite les sorties... même à terre.
Bref, peu de bêtes vues mais pas mal de rencontres humaines fructueuses qui aboutissent à la création d'une association naturaliste qui pourrait bien s'appeller "Méli-mala", nom en drehu (la
langue de Lifou) de la tourterelle verte (Chalcophaps indica). C'est elle :
Cette association, en cours de constitution, a pour objectifs l'observation, l'échange de savoirs, la création d'outils de communication et la formation naturaliste autour des oiseaux et cétacés
des îles Loyauté. "Mieux connaitre pour mieux protéger et valoriser". En droite ligne de ce blog... Celui-ci devrait d'ailleurs prochainement évoluer en devenant le blog de l'association.
Pour en savoir plus n'hésitez-pas à poster des commentaires ou à me contacter directement (voir lien contact en haut à droite).
Le vent s'est levé et le ciel est clair... ballade en forêt.
On l'entend de loin mais il n'est pas facile à voir. Son domaine de prédilection: le sous-bois
touffu, à mi-hauteur, dans l'enchevêtrement des troncs, branches et lianes. Le siffleur doré des Loyauté ou caciou (Pachycephala pectoralis littayei) a le plumage à la
hauteur du ramage.
Toujours virevoletant mais peu farouche, le lève-queue ou rhipidure tacheté
(Rhipidura spilodera
verreauxi). On dit même qu'il vient parler à l'oreille des
gens...
Et au détour d'un buisson de lantanas, cette pseudo-ronce envahissante, un myzomèle cardinal femelle
se régale de nectar. Sous-espèce endémique des îles Loyautés, le madrahé en drehu (la langue de Lifou), est très présent dans tous les milieux (Myzomela cardinalis lifuensis).
Et pour info, d'autres photos sont venues compléter les albums... à
voir!